- Comme nous, ils se définissent comme n'étant ni de gauche, ni de droite, bien qu'avec un électorat un peu plus situé au centre-droit et souhaitent représenter la 3ème dimension sur l'échiquier politique,
- Comme nous, ils sont pour moins d'Etat,
- Comme nous, ils veulent plus de liberté aussi bien au niveau économique qu'au niveau sociétal,
- Comme nous, ils veulent une politique fiscale plus transparente, avec une fonction publique moins, gourmande et réduite au strict minimum...
En tous points, le Freie Demokratische Partei ressemble à Alternative Libérale, à une différence prêt... eux, ils ont des élus et représentent la 3ème force politique d'Allemagne !!! Voici la cruelle réalité dont j'ai pris conscience en rendant l'autre jour visite à nos amis du FDP de Saar. Cordialement invité par Oliver Luksic (à gauche sur la photo), ancien président des Julis (les jeunes libéraux allemands) candidat pour le Bundestag (tous les sondages le donnent gagnant) et Daniela Schramm, j'ai passé une Liberale Nacht d'exception (à noter également la présence de Gilles Laurent, président du comité d'AL Strasbourg). Aussi, autant j'ai pris du plaisir à rencontrer nos cousins libéraux germains, autant j'ai pris douloureusement conscience de la différence qui existe entre un parti avec des élus et des moyens et un parti qui n'en n'a pas encore. Jugez par vous-mêmes, sur la photo je suis entouré par Oliver, futur député de 29 ans, Jorgo Chatzimarkakis, député Européen et Christoph Hartmann ancien député du Bundestag et conseiller au parlement de Saar. Alors certes, je peux me raisonner en disant que le FDP existe depuis 1948, et qu'AL n'a même pas 3 années d'existence. Mais c'est tout de même difficile de se dire que l'on vit dans le pays qui a donné naissance aux grands penseurs libéraux et qu'il n'y a pas de parti libéral puissant avec des élus. En Allemagne, le FDP représente entre 5 et 12 % avec un score de 16% réalisé récemment aux législatives de Hessen. Tous les membres du FDP avec qui j'ai parlé ont épilogué avec le même diagnostic sur la situation du libéralisme en France : un pays où règne une idéologie Socialo-étatiste, un gouvernement centralisateur, et surtout l'absence totale de proportionnelle.
Je remercie encore Oliver pour son invitation et j'espère que cette rencontre augure de nombreux partenariats à venir, à commencer pour les élections européennes. Certes, je suis repartis avec un petit blues et une humeur de caliméro libéral français (pourquoi c'est pas comme cela chez nous) mais surtout avec un grand espoir : j'ai vu une nouvelle génération d'européens avec qui j'ai tout à partager. Alors que nos grands-parents et arrières grands parents se faisaient la guerre, nous, nous avons fini la soirée à la Scalla, un cinéma qui se transforme en night club le samedi soir (tenu par un libéral membre du conseil municipal de Saarbrück, ça ne s'invente pas !!! ) et nous sommes prêts à travailler ensemble pour libérer l'Europe !
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