M'exerçant ces derniers temps aux joies du micro-bloging, par le biais de ma nouvelle rubrique, "La petite phrase du jour" je me suis amusé à bloguer en direct live une des citations du discours d'Alain Madelin. Dans mon empressement à vouloir trouver le proverbe "madelinien", j'ai manqué le meilleur. Je me trouve donc dans l'obligation de revenir à l'ouvrage pour vous conter la soirée privée entre libéraux à laquelle j'ai participée avant-hier soir et à l'instant unique auquel j'ai assisté. C'est vrai qu'il y avait du beau monde : De Claude Goasguen à Hervé Mariton en passant par Sophie de Menthon, Jacques Garello, Alain Mathieu, Benoîte Taffin et Sabine Herold, tous les visages connus du libéralisme étaient réunis pour le dîner de Madelin. J'ai été content de revoir aussi Eloi Jutteau, Vincent Bénard, Daniel Tourre, Jean-Yves Lemercier, Férial Furon (et Monika), Jean-Claude Gruffat, Marie Toubiana, Bernard... et tous ceux que j'oublie. C'est à ce genre de soirée que l'on s'aperçoit qu'il existe de multiples chapelles libérales et une multitude de confession. C'est aussi à ce genre de soirée que l'on s'aperçoit qu'à l'origine on est tous issu du même Dieu. Alors on met fin aux guerres de religions pour écouter son prédicateur favoris, nous expliquer en long et en large pourquoi les libéraux ne sont pas à l'origine de la crise des subprimes et quelles sont leur solutions.
J'ai réalisé lors de cette trêve de Noël avant l'heure, que si les libéraux avaient eu autant de mal à s'entendre pour créer un grand parti, c'est qu'ils s'accordent tous assez facilement sur les grands principes tout en se distinguant sur les valeurs... On comprend alors qu'il soit plus difficile de les réunir que d'autres types de formation politiques. Mais bon Alain Madelin avait réuni les libéraux ce mardi 3 Décembre pour leur délivrer un message qui a dû les libérer. Ce message cela fait depuis Mars 2006 qu'Alternative Libérale le rabâche :
Le libéralisme n'est ni de gauche, ni de droite et le libéralisme économique n'est qu'une partie du libéralisme. Aussi pour ces raisons, cela vaut la peine de construire un parti.
Alain Madelin a cautionné tout cela. Je l'ai entendu dire devant "ses amis de droite" (c'est ainsi qu'il s'est adressé à eux) que le libéralisme "n'était pas que de droite", qu'il avait, une fois de plus, "forcé sur l'économie, mais que le libéralisme était bien plus que cela", et enfin, qu'il trouvait "l'action des militants d'AL nécessaire, même s'il constatait la difficulté que nous avions de peser". Aussi, il a félicité l'action de Sabine Herold et nous a encouragé à continuer. J'y vois là un grand message d'espoir pour le libéralisme. Merci Alain pour l'accueil réservé à Sabine Herold et à Alternative Libérale.
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