Dans le cadre de ma nouvelle rubrique intitulée Jazzy Sunday, j'ai décidé de vous parler de mon big band préféré, le Vanguard Jazz Orchestra. Si les amateurs de jazz connaissent tous le fameux Village Vanguard, peu connaissent le magnifique orchestre dont ce lieu mythique du jazz a enfanté. Le légendaire VJO, est né en 1965 de l'initiative du trompettiste Thad Jones et du batteur Mel Lewis. La formation initiale a vécu 12 années, avant de devenir le Mel Lewis Jazz Orchestra. A la mort du batteur, le tromboniste John Mosca, le saxophoniste Dick Oatts et le pianiste-compositeurs Jim Mc Neely ont créé le Vanguard Jazz Orchestra. Depuis sa fondation, le big band était une formule originale, puisqu'il regroupait les musiciens de studio et les accompagnateurs qui travaillaient au Village Vanguard, autrement dit, tous des musiciens qui ont joué avec les plus grands. Le groupe se réunissait tout les lundis soir pour des jam sessions. Le style du VJO est unique et on y retrouve toute l'histoire du jazz du swing au hard-bop en passant par le be-bop. Tous les artistes qui y jouent sont des virtuoses de haut rang. Chaque album a un son unique et inégalé. J'ai eu cette immense chance de pouvoir assister à un concert du groupe new-yorkais lors du North Sea Jazz Festival de Rotterdam... une fois sorti on se dit que désormais on peut mourir en paix. Difficile de commenter toute la discographie, mais voici un petit aperçu des disques enregistés dans la toute dernière décade :
- Lickety Split, The Music of Jim McNeely, 1997, New World Records
- Thad Jones Legacy, Vanguard Jazz Orchestra, 1999, New World Records
- Can I Persuade You, 2002, Planet Arts
- The Way, Music of Slide Hampton, 2004, Planet Arts
- Up From The Skies, Music of Jim McNeely, 2006, Planet Arts
- Monday Nights Live at the Village Vanguard, 2008, Planet Arts
Pour avoir un échantillon de l'étendue des capacités du VJO, je vous recommande le tout dernier album. Celui-ci en effet possède quelques perles telles que Say it softly ou Kids are pretty people. Crise des subrpimes ou pas, les plus anti-américains de tous les frenchies décoleront au son de Mornin Reverand et de Las Cucaracha Entran. Le Don't you worry'bout a thing de Steevie Wonder est particulièrement de circonstance et possède une sorte de délicatesse qui lui confère une fébrilité de circonstance. Côté classiques revisité, les "mainstreamer" ont été particulièrement gâtés avec un Saint-Louis Blues et un Body & Soul d'une grande délicatesse. Mean what you Say et Willow tree enfin, sont de longues balades où l'imagination du VJO se libère et déborde de créativité pour nous emmener sur des chemins encore inexplorés... Bref, un album qui devrait être en vente dans toutes les bonnes pharmacies et que je recommande à tous ceux qui ont le blues des subprimes.
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