S'il est une militante libérale hors-pair, c'est bien Douce de Franclieu. Après avoir participé activement à la naissance d'AL en activant ses réseaux pour faire naître des comités locaux partout en France, elle a courageusement arpenté le terrain en portant la bonne parole libérale dans son département d'élection, le Gers. De tout point de vue, le travail accompli par Douce est admirable qui plus est, quand on connaît l'environnement politique hostile au libéralisme dans lequel elle évolue... Election après élection, elle a su s'affirmer. Après avoir survécu aux législatives, elle a fait un plutôt bon score aux cantonales, en obtenant quasiment 5% des voix. Actuellement, elle participe aux sénatoriales. (Je vous invite sincèrement à cliquer sur les liens pour découvrir le nombre incroyable de passages médias obtenus par cette conquérante). Entre les nombreux interviews qu'elle a donnés, vous constaterez que son journal passe les communiqués d'AL : quelle chance ! Cela n'aurait pas lieu sans le travail exceptionnel de Douce pour s'imposer comme une figure politique qui compte dans son département. Oui mais voilà, Douce a souhaité prendre un peu ses distances avec AL. Comme elle le dit gentiment sur son blog, "elle ne nous suit plus qu'à 70%". Pour faire simple, Douce est en désaccord sur deux points de notre programme: la libéralisation des drogues douce et la légalisation de l'euthanasie. Or récemment, étant en pleine
Le 18 février 2008, je regrettais sur ce blog la fin de la participation de la fine équipe d'Enjeux les échos à l'émission de Fabrice Lundy, Good Morning Week-End sur BFM. Certes l'émission a continué d'exister. Mais la nouvelle formule avec deux heures consacrées à l'actualité internationale n'était pas aussi captivante. Sans doute moins à cause du contenu - ceux qui connaissent ce blog, savent que c'est l'un de mes sujets préférés - qu'à cause des intervenants. C'est donc avec plaisir que j'ai découvert tout à l'heure un mail de François Lenglet, m'annonçant le retour de la "fine équipe" pour talk show préféré. Marc de Scitivaux, François Ewald, Bruno Jeambar, Stéphane Rozès et Stéphane Lundy... ils seront tous là et ce, dès demain matin en collaboration avec la Tribune, dont François Lenglet est désormais le nouveau rédacteur en chef. Une bonne nouvelle en ces temps où la pensée unique n'a pas d'autre concurrente que la langue de bois et une excellente raison de régler son réveil le samedi matin à 8 heures.
Quand je vous disais que mon métier mérite un régime spécial étant donné les risques que je cours au quotidien en tant que responsable presse d'un parti politique je n'exagérais à peine. Voici encore une nouvelle péripétie qui confirme mes craintes : "nous autres libéraux, nous ne vivons pas en sécurité dans ce pays." En effet, j'étais tranquillement en train de terminer mon repas quand tout à coup je reçois un appel téléphonique. En ligne un type hyper-agressif qui se présente comme un journaliste et présentateur de France-Inter Rennes. Il est furieux parce qu'il vient de recevoir notre communiqué de presse sur Edvige. Au lieu de me demander poliment de le retirer de la liste parce qu'il n'a pas réussi à utiliser la fonction qui permet de se désabonner, il hurle dans le combiné "Si vous ne me retirez pas tout de suite de votre liste de diffusion, je porte plainte..." Alors même que j'étais en train de lui expliquer que j'allais prendre en compte sa demande. Puis commence à s'en prendre au texte en lui-même. Je lui demande alors s'il est journaliste. Il répond que oui. Je lui dis alors qu'il s'agit d'un communiqué de presse et qu'il me semble naturel de diffuser des communiqués de presse aux journalistes. Il me menace alors "que j'ai intérêt à tout de suite le désabonner si je ne veux pas avoir de problème". Puis raccroche. Je le rappelle alors pour lui demander s'il souhaite que l'on se voit pour en parler. Et là direct il m'annonce "Tu veux que je te mettes mon poing dans la gueule ?"Je lui fais répéter, un peu abasourdi qu'un journaliste du service public me menace ainsi et il répète... Enfin, j'ose croire que cela n'a rien à voir avec la politique et que Monsieur Manuel Ronan, puisque c'est de lui qu'il s'agit, est simplement un personnage peu fréquentable comme on en rencontre à tous les niveaux de la société et que je suis tombé un mauvais jour.
S'il est une donnée économique éloquante du conservatisme dans lequel se meurt notre pays, c'est bien celle-ci : sur l'ensemble des entreprises du CAC 40, aucune n'a vu le jour après 1960. Tous les experts du pays se morfondent sans arrêt sur l'incapacité de grandir de nos PME, regardant d'un air impuissant la fuite des cerveaux sur le dos des gazelles. Beaucoup pensaient qu'avec l'élection de Nicolas Sarkozy, les choses allaient changer: on allait enfin pouvoir imiter notre voisin allemand et faire pousser nos entreprises de taille moyenne comme nos agriculteurs font pousser leur champ de maïs. Mesure phare du système, tout droit sortie du paquet fiscale ficelé par Bercy, le nouveau crédit d'impôt recherche. Or d'après un article du Figaro qui s'est procuré un rapport du Ministère de l'économie, ce sont surtout les grandes entreprises qui vont bénéficier du nouveau CIR :
Selon les projections de Bercy, les entreprises de moins de 250 salariés verront le montant moyen de leur crédit d'impôt multiplié par 1,6 (voir tableau). Une PME qui dépensait 2 millions dans la recherche en 2006, 2,5 millions en 2007 et 3 millions en 2008, aurait dû recevoir 600 000 euros de crédit d'impôt selon les anciennes modalités. Avec les nouvelles, elle touchera environ 900 000 euros, a calculé Bercy. Toutefois, en proportion, les entreprises de moins de 250 salariés seront perdantes : elles ne récupéreront plus « que » 19 % des sommes totales reversées au titre du CIR, contre 26 % avant la réforme. À l'inverse, les grandes entreprises de plus de 10 000 salariés récupéreront 39 % des sommes reversées (contre 32 % avant la réforme). En moyenne, ces dernières récupéreront 32 millions chacune, contre 12,2 millions avant la réforme, soit une multiplication par 2,6.
Comme le soulignait dans une interview ce soir sur BFM, Philippe Pouletty, président de France Biotech, ce n'est encore pas demain que l'on verra grandir les start-up française dans les garages sur le modèle des Google et autres Yahoo. Les patrons de PME n'ont donc plus qu'à prendre leur mal en patience en chantant : "Tiens bon la vague et tiens bon le vent, hissez-haut. Si Dieu veut, toujours droit devant, nous irons jusqu'à San Francisco." A moins qu'ils ne s'achètent tout de suite un billet d'avion...
A la suite d'une décision du CIO, la proposition de badge "Pour un monde meilleur" en signe de protestation contre la répression chinoise au Tibet, est définitivement tombée aux oubliettes. Il faut dire que cette idée de David Douillet n'avait pas rencontré un grand succès et passait plutôt pour bien mièvre. De nombreux journalistes avaient pourtant prédit que les sportifs, n'allaient pas se laisser faire et que l'on pouvait s'attendre à des happenings, images de Tommie Smith et John Carlos aux JO de Mexico en 1968 à l'appui. Finalement, mis-à-part l'épisode des 10 manifestants (8 Américains, 1 Anglais et 1 Allemand) qui viennent d'être condamnés, les JO de Beijing se sont déroulés sans manifestation particulière. Pas un seul poing levé, aucun happening, aucune scène de protestation, pas un seul t-shirt provocateur... mis-à-part peut-être celui porté par un handballeur français lors de la finale. Répondant à l'interview d'un journaliste de Canal + , alors que personne ne s'y attendait, le joueur montpellierain Mickaël Guigou soulève subitement son maillot bleu pour laisser entrevoir un t-shirt blanc sur lequel on peut lire le slogan "J'aime le chibre". Sur le coup, je me gratte la tête et me dis "trop fort ce mec, il est en train de nous faire passer un message codée : "chibre = la contraction de Chine et de Libre". Mais, mon espoir est vite retombé (n'y voyez aucune image). En fait, il s'agissait d'un pari qu'il avait fait, nous avoue-t-il, avec ses amis, au cas où il ramènerait l'or. Détail croustillant, il nous avoue que "le chibre", c'est le surnom de sa petite amie : "enchanté de faire votre connaissance, Mêdême Le Chibre". Et pour justifier son geste à haut risque, il ajoute "quand on est champion olympique, on peut tout se permettre". Il ne s'agit pas ici de jouer la vierge effarouchée ou, par excès de pruderie, de faire le coup du "Cachez ce t-shirt que je ne saurai voir". Dans mon fort intérieur, je suis, "mdr". Trève de plaisanterie, ce geste de collègien, m'a laissé un goût amer qui exprime bien le "sentiment partagé" que l'on est en droit d'avoir à l'égard de ces JO. Sentiment que l'expression "grandeur et décadence" décrit parfaitement. On admire les Dieux du stade, porteur de valeurs excéptionnelles et on est déçu de les voir faire des vannes de potaches plutôt que de se transformer en porte-parole héroïques des droits de l'homme dans ce pays qui en a tant besoin. On admire la capacité de ce grand pays qu'est la Chine d'organiser les jeux et ce dans le moindre détail et on est horrifié de voir qu'elle condamne des touristes pour avoir osé déployer une banderole. Mais là où on est le plus partagé, c'est par rapport à la question de savoir si le fait d'avoir organisé les jeux aura finalement permis d'amorcer un changement d'attitude des politiques, ou si cela ne servira qu'à mieux affirmer la suprématie d'un pays dont tout le monde craint tant la puissance. Personnellement, je n'ai pas de réponse à cette question. Mais je pense que les Jeux de Pékin n'ont fait qu'ouvrir le débat... Veillons à ce qu'il ne se referment pas.
PS/ Vu également dans les coulisses et beaucoup plus grave : un T-shirt de l'armée chinoise (vert avec l'étoile rouge) que portait le journaliste de C+ après qu'on lui ait déchiré le sien... N'avait-il rien d'autre à se mettre sur le dos ? Même pas un petit t-shirt du Che ?
Si l'on m'avait dit un jour que la Star-Ac me tendrait un piège. Moi qui n'ai jamais regardé une seule fois cette émission c'est encore plus incroyable (et je ne dis pas cela pour frimer, j'ai plutôt honte d'avouer un tel snobisme). Enfin bref, me voici dans l'allée d'un grand supermarché en train de faire mes courses. Ne cherchez pas la caméra cachée, il n'y en a pas, "Cherchez plutôt le garçon". C'est ce célèbre tube des années 80 qui résonne tout à coup à mes oreilles, arrangé avec de magnifiques pêches de cuivre. Une orchestration to clap your toes in your shoes, comme on dit dans le monde du très fermé du jazz. Je me précipite donc pour saisir l'album en démonstration et je m'aperçois que sur la plaquette de promotion il est écrit que le disque en question est celui de Quentin Mosimann, le vainqueur de la Star Academy de cette année. Evidemment, l'expression toute appropriée est "Je n'en crois pas mes oreilles !" J'ai donc été "bien eu" par la Star Ac ! Je me suis procuré l'album et là je m'aperçois qu'il joue avec un vrai big band dont fait parti l'excellent saxophoniste Rick Margitza. Il reprend des tubes des années 80 avec des arrangements jazz et quelques morceaux d'électro. Cela rassure de voir qu'un type aussi créatif et talentueux ait réussi à remporter un concours dont je m'étais laissé dire qu'il n'avait pour objectif que d'occuper le temps de cerveau disponible de la ménagère. Quel coup de pied au c.... de la chanson française ! Espérons que ceux qui écouteront cet excellent disque, auront envie de creuser un peu plus dans les bacs.... euh je veux dire de cliquer sur l'onglet "jazz" de leur i-store, pour découvrir plus en profondeur cette musique de la liberté.
En cette période de jeux olympiques, pas évident de suivre un conflit armé aux news. Alors que l'on pourrait penser qu'étant donnée la gravité de la situation, la Georgie devrait se retrouver en une de tous les journaux, et ce, avant même les résultats des jeux, aussi spéctaculaires soient-il, il n'en n'est rien. Ainsi, France 2 a consacré moins de 2 minutes aujourd'hui à ce conflit, qui n'arrivait qu'en troisième, et une fois qu'ont été annoncés tous les résultats des JO. Certes la situation semble moins grave qu'il y a une semaine et on évolue vers des accords, mais on aurait besoin d'un travail d'investigation pour s'assurer que la trève en question est bien respectée par les Russes (ce que montrait bien le reportage de TF1, hier soir). A titre de comparaison, j'ai été choqué de voir que le reportage sur la rencontre de Ségolène Royal et du Dalaï Lama, montré sur France 2 aujourd'hui, était beaucoup plus long et semblait avoir la même importance. Par ailleurs, il est surprenant que rien n'ait été dit sur la décision d'installer en Pologne de boucliers anti-missile.
Certes on pourrait trouver des excuses aux journalistes, surtout si ceux-ci travaillent dans une chaîne privée : on est en plein mois d'Août et les Français n'ont pas envie d'être stressés. Mais les médias des chaînes publiques ne devraient pas avoir cette excuses, puisqu'ils sont moins soumis à la règle de l'audimat. Or, si je compare avec le traitement des informations par la radio publique américaine NPR News, alors je peux certifier que, de toute la semaine passée, jamais cette radio n'a fait passer les résultats des JO avant l'actualité internationale et la situation en Georgie, y compris quand Phelps a gagné la médaille d'or. Côté médias publics français, sur le podium de l'information, lundi dernier, la première place revenait aux mauvais résultats de Manodou et la seconde ou la troisième, à une guerre qui se situe aux frontières de l'Europe... Très sincèrement, je ne sais pas vous, mais moi, je doute que la suppression de la publicité dans le service public puisse faire changer les choses.
Le 8 Juillet dernier, le think tank Générations d'Idées organisait un débat intitulé "Nés Européens, néo-européens". Par ce jeu de mot accrocheur, il s'agissait de revenir sur l'éternelle question qui se pose à notre communauté : comment expliquer que la jeune génération sente de moins en moins l'épaisseur des frontières et de plus en plus la fraternité qui unit les peuples, alors que la constitution européenne, elle, semble enchaîner échec sur échec ?
On reproche souvent aux institutions européennes d'être désincarnées. L'Europe ne serait qu'un grand squelette, une techno-structure trop abstraite pour les citoyens. Je ne vois qu'une seule solution à ce problème : laisser s'exprimer une Europe en chaire et en os et inviter ces citoyens à vivre l'Europe en toute liberté. Je m'explique. Pour moi, le mois de Juillet a consisté à prendre des congés dans la société qui m'emploie au Luxembourg, pour aller chercher ma fille qui vit en Pologne et qui, à 8 ans, est bilingue franco-polonais, apprend l'Anglais et l'Allemand à l'école. Après avoir passé un mois avec elle en France, j'ai terminé mes vacances par une visite à un couple d'ami germano-belge qui vit à Berlin. Au passage, je n'ai pu m'empêcher de pleurer la mort de Bronislaw Geremek et de discuter par-ci par-là de la présidence de Sarkozy et du "non" Irlandais. Tout cela m'a amené à la réflexion suivante : on n'arrivera jamais à construire l'Europe, si on ne commence pas tout simplement par "vivre l'Europe". Certes, tout corps se bâtit autour d'une colonne vertébrale, mais la vie a besoin de liberté et non de rigidité. Ce n'est pas en lui imposant des "usines à gaz" de Bruxelles, de Luxembourg ou de Strasbourg que l'on convaincra le citoyen Européen du bien fondé de l'Union. C'est plutôt en lui laissant suffisamment de marges de manoeuvres pour mettre en commun ses différences qui font sa richesse (la menace d'harmonisation fiscale n'est-elle pas à l'origine du "non" irlandais ?). On comprend également que pour mieux vivre l'Europe, les citoyens attendent une constitution faite de quelques principes simples et compréhensibles du plus grand nombre et non d'un texte de loi qui reste incompréhensible même parfois par ceux qui l'ont rédigé.
Dès la rentrée les militants d'Alternative Libérale vont se concentrer sur la préparation des élections européennes. Et s'il est un cheval de bataille que doivent enfourcher les futurs candidats libéraux, c'est bien celui d'une Europe vivante et dynamique, remplie de citoyens qui ont envie de vivre ensemble dans le respect des différences de chacun et non dans une tentative abrutissante d'uniformisation de tous.
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