Après la petite interro surprise de la rentrée lancée par le Ministre de l'éducation Xavier Darcos, les professionnels de la distribution ont bien le sentiment de se retrouver au coin avec un bonnet d'âne sur les oreilles.
Le Ministre
"- Sortez vos ardoises: vous allez me calculer le prix le plus bas possible de 50 fournitures scolaires pour la rentrée scolaire."
Les élèves, Serge et Michel-Edouard en coeur:
"- Mais, M'sieur, on est déjà à prix coûtant. Et pis M'sieur, vous savez que les français n'ont pas attendu que vous rentriez de vacances pour commencer de faire leurs achats. Mes propres enfants ont déjà 70% de leurs fournitures (dixit pour de vrai Leclerc). Y-a même madame Lagarde qui veut nous faire recalculer le prix de la baguette de pain en-dessous de un euro, alors qu'on la vend déjà à 40 centimes, c'est du délire m'sieur (dixit pour de vrai Papin)"
Le Ministre
"- Refus d'obtempérer ? Vous voulez que j'appelle le Directeur ?"
"- Oh non, oh non, m'sieur ! On s'met tout de suite au travail."
"- Je préfère ça !"
"- Et m'sieur, vous nous avez pas dit: dans notre calcul, on prend en compte la loi de Galland ou pas ?"
"- Euh, je sais pas encore, là vous me posez une colle: il faut que je
fasse un congrès, un Grenelle et deux rapports et après on verra."
Et oui, vous avez compris: comment voulez-vous que les élèves
travaillent correctement, si on leur fausse d'entrée de jeu les règles
les plus élémentaires. Que ce soit Serge Papin de Super U ou Michel
Edouard Leclerc, les reproches à l'encontre du gouvernement sont les
mêmes: "nous ce que l'on veut, c'est pouvoir faire notre métier de
commerçant, sur un marché non faussé. Mais comment voulez-vous, avec le
mécanisme de la loi Galland, on n'est même pas libre de négocier les
prix." Cela fait pourtant des années que l'on nous parle de supprimer
cette loi qui enquiquine également consommateurs, distributeurs et
fournisseurs. Mais en France, la Loi Galland, c'est un peu comme la
méthode globale. Tout le monde s'accorde pour dire que ce n'est pas
bien, mais personne n'arrive à se mettre vraiment d'accord pour la
faire disparaître une bonne fois pour toute. Alors que commence
l'Université d'été du Medef et que l'on attend un nouveau paquet
fiscal pour les entreprises, espérons que le gouvernement aura enfin
le courrage de passer à l'action et ne s'arrêtera pas à la seule
réforme de l'exonération des investissements en matière de R&D.


Salut Jean-Paul, très bon article sur les pompiers-pyromanes qui nous gouvernent depuis 30 ans.
Sache que je suis aussi de tout coeur avec toi dans le combat que tu mènes pour voir et entendre régulièrement ta fille et partager son éducation. A bientôt, peut-être à la Fête de la Liberté le 16 septembre prochain ?
Rédigé par : HEHN Jean-François | 29/08/2007 à 10:16
Bon les enfants bonjours et bonne rentrée à tous!
Cette année votre programme sera enrichi d'une surprise. Notre grand Maître (Sarko and Darco) qu'ils ne fussent étonné qu'après avis d'experts...votre niveau de math et français laissaient qq peu à désirer; aussi les initiations à l'anglais et à l'informatique n'étaient tout autant guère suivies.
Il faut absolument qu'en fin de l'école primaire vous soyez dans la capabilité de passer le CEP comme dans l'ancien temps.
Notre surprise donc, afin de remédier à tous ces petits soucis, sera dans le même nbre d'heures, de vous octroyer par semaine, 1 heure de sport qui se substitura à l'ensemble des matières.
Nous espérons ainsi satisfaire à vos besoins de savoir, et aussi à la requête des instituteurs surchargés de tâches. Pour ces derniers nous envisageons aussi une journée détente en hommage et grâce à un communiste résistant (Moquet)
Attention ne vous moquet pas les enfants.
merci et bon courage, bonnes études, enfin bonnes vacances, bon sport.
Aussi si vos parents respectifs souhaitent rencontrer les instits, veuillez demander les rdv pendant les heures du savoir, mais hors sport, et avant 17h45'
Merci
Rédigé par : Alain Genestine | 29/08/2007 à 16:50
@ JFH:le terme de pompiers-pyromanes est parfaitement approprié pour qualifié l'Etat français. De ce point de vue, j'ai beau chercher, je ne trouve pas de rupture. C'est toujours les mêmes recettes. Si les prix augmentent, c'est grâce à lui. S'ils diminuent, c'est grâce à l'intervention du ministre. Je pense qu'un psychologue qui se pencherait sur le cas y verrait un complexe ou une frustration. La plupart de ceux qui occupent sont au pouvoir n'ont jamais exercer d'autres professions. Ils n'ont jamais dirigé d'entreprise... Donc ils ne comprennent pas la logique et ont du mal à circonscrire leur rayon d'action.
@ Alain
Là également, j'ai beau chercher, comme toi, je ne trouve aucune rupture avec l'Etat providence. Pour la rentrée, je ne serai pas surpris de voir le président se rendre dans une salle de classe pour prendre la craie de la main d'un prof et dispenser un cour magistral aux élèves. Pas toi ?
Rédigé par : JPO | 29/08/2007 à 22:36
Tout à fait, moyennant un collège d'une cité du 93,et, sans Karcher
Tout de même, se devrait êrte décapant non ?
Rédigé par : Alain Genestine | 31/08/2007 à 21:00