On n'a cessé de vous répéter que le libéralisme c'est la loi de la jungle, la politique du plus fort, le paradis des patrons. En ce premier mai, il est temps de rétablir une vérité fondamentale: les libéraux ne sont pas contre les syndicats ! Bien au contraire, ils sont pour plus de syndicats et plus de syndiqués. Or la confusion, vient du fait que dans notre pays, la représentativité des syndicats est inversement proportionnelle à leur pouvoir de nuisance. En effet, on rappellera que seulement 6% des actifs de ce pays sont syndiqués, ce qui n’empêche pas qu’ils soient capable de bloquer le pays du jour au lendemain. A cela s'ajoute le fait que les syndicats ont de graves lacunes en ignorant certains secteurs de la société. Ainsi, un mastodonte tel la CGT est absent du secteur de la PME-PMI. Aussi, il est instructif de voir que son Grand Patron, Bernard Thibaut reconnaît dans sa biographie intitulée Ma voix ouvrière, qu'il existe “un syndicaliste de nantis” pour ceux qui sont déjà protégés: “On nous fait déjà le reproche aujourd’hui et pas complètement à tort. Nous n’avons pas suffisamment mobilisés de moyens ni de temps pour changer cette situation.”
Il va même jusqu’à reconnaître que “Dans une société en crise, on ne peut pas ignorer le danger d’une certaine forme d’égoïsme syndical. Abandonner à leur sort tous ces salariés sans défense, c’est de l’égoïsme.” En fait, il parle là de l'absence des syndicats dans les entreprise où les salariés ont le plus besoin d'être représentés. C'est-à-dire les petites et moyennes entreprises, secteur d'avenir pour un pays comme le nôtre. Faute avouée étant à moitié pardonnée, on peut se dire qu’il va nous présenter un plan quinquennal pour nous sortir de là, et bien non! Il répond mollement au journaliste : “On va avancer. Il va falloir qu’on avance. (....) Il faut qu’on change de braquet.” On l’imagine prononçant ces mots avec la moue qui le caractérise... Voici donc un homme d’une franchise à toute épreuve et qui reconnaît sans difficulté que la CGT a sa part de responsabilité dans le fait qu’il y a des salariés qui ne mangent pas à leur faim.
Tu l'as dit bouffi ! Dans la petite entreprise où je suis cadre, je n'ai jamais vu l'ombre d'un syndicat, ni d'une association quelconque susceptible de défendre mes droits ou ceux de mes 25 collaborateurs. Et malgré tout le respect que je dois à mon patron qui a sans doute beaucoup de courage pour tenir à flot ses équipes dans une région en crise comme la Lorraine, je dois bien constater que les syndicats font cruellement défaut. On passe donc d’un excès à l’autre entre le monde de la petite entreprise, où les employés, non représentés, se retrouvent dans la situation de devoir subir ou partir et ces grandes entreprises où les syndicats sont là pour imposer leur loi aux patrons, voire à la France toute entière.
Chez Alternative Libérale, pour des syndicats efficaces et modernes, nous proposons:
- La suppression de la « présomption irréfragable de représentativité » (conséquence directe, aucun acteur ne sera plus contraint de subir les décisions de « partenaires sociaux » qui n’ont pas de légitimité, au travers des « négociations de branche » ou de « négociations collectives » dans lesquelles il ne se retrouvera pas, particulièrement pour une PME/PMI) .
- Le Financement par les membres et transparence des comptes des syndicats .
- L ’unification des instances représentatives en une seule : les élus du CE, allocation pour le CE : liberté de le conserver ou de le verser au CE, droit de grève…et devoirs du gréviste.
- Le service minimum dans les monopoles du service public.
Sur ce, un joyeux premier Mai à tous mes amis libéraux !


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