Pas évident de trouver un endroit où tracter par ce temps de chien. Heureusement que les commerçants du centre commercial de Houdemont avaient décidé de ne pas faire le pont. Mon paquet de tracts en main, j'ai arpenté la galerie commerçante, visitant ainsi une trentaine de magasins sur les 60 existants. Une fois de plus j'ai pu constater comment notre message passe facilement. Personne ne m'a mis à la porte. Certains commerçants me demandaient même un paquet de tracts pour poser sur leur comptoir. J'ai passé en moyenne 10 minutes avec chacun. Plusieurs fois nous avons parlé d'un sujet de circonstance, "la liberté de travailler le Dimanche ou les jours fériés." Au fil de mes discussions, j'ai constaté avec étonnement qu'une salariée était pour: "Moi je veux travailler plus. Je veux pouvoir gagner ma vie. Surtout que c'est payé double." Et a contrario, je suis tombé sur une patronne qui était plutôt contre : " Nous n'aurons pas la liberté de choisir. C'est marqué dans le contrat que nous avons signé avec le supermarché: nous devons ouvrir quand le supermarché ouvre. Et notre problème, c'est que l'on ne trouve pas de personnel pour venir travailler ces jours là."
Étonnant non ? On voit à quel point le marché du travail a besoin d'être assoupli.
Le plus étonnant est surtout que l'on ne puisse pas être libre de choisir de travailler le dimanche en France, pays athée par excellence, alors-même qu'en Pologne, le pays le plus catholique au Monde, on trouve des grandes surfaces ouvertes jusqu'à 22 heures le jour du seigneur. Je m'engage donc à prendre fait et cause pour la liberté de chaque salarié et de chaque entreprise à négocier individuellement ou collectivement, à leur gré, tous les éléments du contrat de travail qui les lie, y compris évidemment les horaires et les jours travaillés: une mesure qui sera sans aucun doute appréciée de la Porte Verte à la zone Commerciale de Houdemont en passant par les Nations de Vandoeuvre.


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