Au cours de mes rencontres avec les électeurs, je me suis aperçu qu'une même remarque revenait sans cesse: celle de la confiance dans les politiques. Ce problème n'est pas nouveau et on pourrait même penser au regard du taux de participation des élections présidentielles qu'il appartient peut-être déjà au passé. Il n'empêche que le nombre de personnes qui vous disent "Les politiques, on ne leur fait plus confiance" est suffisamment remarquable pour être souligné. Et j'ai suffisamment expérimenté moi-même ce sentiment pour le comprendre. Si je reviens en effet sur mon parcours personnel, je me rappelle que mon désintérêt total de la politique était dû à ce manque de confiance ou encore ce sentiment infus que les politiques, quels qu'ils soient, se trouvaient dans l'incapacité la plus totale d'infléchir le cours des choses et de prendre des décisions à notre place. Jusqu'au jour, où je me suis aperçu, que la conception de la politique en France, de gauche ou de droite, avait cette ambition de materner les individus plutôt que de les prendre pour des adultes. D'où ce "problème de confiance": les citoyens ne font pas confiance aux politiques parce que les politiques ne font pas confiance aux citoyens pour s'en sortir par eux-mêmes. Et les politiques, n'ont pas été en mesure de trouver les bonnes solutions parce qu'ils prétendent justement décider à la place des citoyens pour des choses qui regardent ces derniers. Un problème qu'évite parfaitement le libéralisme, puisque, justement, sa philosophie repose sur une confiance totale en l'individu et la capacité qu'il a de faire par lui-même les bons choix. C'est la raison pour laquelle j'ai choisi de m'engager dans Alternative Libérale et c'est la raison pour laquelle je veux faire connaître le programme de ce parti aux électeurs de la 2ème circonscription de Meurthe-et-Moselle pour les élections législatives sur le 54. Aussi je m'engage à ce que toutes les lois que je voterai à l'Assemblée Nationale soient des lois qui laissent suffisament de place à la société civile.
Par exemple, les individus doivent pouvoir percevoir leur "salaire complet "(salaire brut + charges patronales) afin de pouvoir s'assurer par eux-mêmes et choisir leur système de retraite. Avec ce système, la seule obligation qui sera maintenue, c'est celle de cotiser. Pour le reste, l'individu sera libre de choisir les organismes auprès desquels il souhaite s'assurer. Une manière, à la fois, de responsabiliser les individus et également de mettre sous pression les organismes pour qu'ils fassent bon usage de leur argent.
En conclusion, je souhaite donc dire aux électeurs de la deuxième circonscription du 54 que s'ils me mettent au même rang que tous les autres politiques et se disent "pourquoi lui faire confiance à lui plutôt qu'aux autres", et bien je leur réponds qu'ils n'ont pas besoin de se poser cette question. En effet, je n'ai rien à leur promettre, aucune recette miracle, je veux juste être élu pour faire passer des lois qui leur permettront de faire les bons choix et qui me permettront de redevenir, ma tâche accomplie, un simple citoyen en mesure de choisir par lui-même pour ce qui le regarde. Une chose est certaine, la confiance en politique ne peut marcher que si elle est mutuelle.


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