La première fois que j'ai rencontré Emmanuel Bastien, il était impatient de connaître en détail les propositions de notre parti. J'ai ressenti beaucoup de curiosité de sa part, mais également une certaine exigence. Revenu des promesses de la gauche socialiste française, Manu, n'en considère pas moins "le social" comme une valeur fondamentale . Or s'il avait lu les quelques mesures qui transparaissaient au travers de notre Manifeste, il avait encore quelques doutes sur le fait que les "libéraux" n'étaient pas ces vilains monstres égoïstes et profiteurs dont parlaient sans cesse les politiques de gauche comme de droite. Mais pour être persuadé que les socialistes n'ont pas le monopole de ce qui touche au social, il suffit de comprendre que la solidarité n'a pas besoin de l'Etat pour exister et que les individus se tournent d'autant plus facilement vers autrui qu'il n'y a pas une instance supérieure pour prendre en charge cette responsabilité à leurs places. C'est ainsi que Manu a fondé Equitable Exchange, une ONG orientée sur le commerce équitable, et qu'il se révolte contre toutes les formes d'injustices sociales et d'exploitation. Et c'est aussi la raison pour laquelle il a décidé de devenir un fervent défenseur du libéralisme et un militant actif d'A.L.... Ses précieuses compétences dans le domaine du management, nous ont
permis d'accroître l'efficacité de notre organisation sur Nancy...
Et je suis content de voir que celui qui a encore voté socialiste aux dernières élections est désormais convaincu que notre programme est la seule véritable alternative possible pour sortir de la crise profonde et de l'immobilisme dans lequel se trouve aujourd'hui notre pays. En voici pour preuve la réflexion qu'il nous livre sur la sécu et que je vous invité à lire... Un texte d'autant mieux senti qu'il est le reflet d'une expérience personnelle:
"Peut-être que certains d’entre vous ont suivi jeudi soir sur Fr2 l’Arène de France. Lors d’un débat passionné concernant la vieillesse, un invité intervient en disant que finalement nous pouvons être heureux d’avoir en notre possession le système social le plus performant au monde et que chacun a droit aujourd’hui à la CMU.
Cette remarque me donne l’occasion de dénoncer un système injuste aux nombreuses failles incitant à la fraude. Certes il est performant, mais plutôt par rapport au déficit qu’il génère qu’ aux taux de couverture sociale qu’il impose. Effectivement les caisses complémentaires devraient bien porter leur nom, mais il s’avère que la réalité est toute autre puisque que sur certains points c’est plutôt le salarié qui fait office de caisse complémentaire. En effet, malgré les prélèvements obligatoires aux coûts exorbitants ainsi qu’une mutuelle coûteuse, il est très fréquent finalement de mettre la main au porte-monnaie. N’oublions pas que 6 millions de français à ce jour, n’ont pas de mutuelle.
Dire que tout le monde bénéficie de la CMU, revient à dire que tout le monde bénéficie du RMI. Soit cet invité est naïf, soit il est menteur. Ou alors aurait-il ce sentiment car dans son entourage de nantis, certains auraient trouvé le moyen de toucher le RMI ? On se le demande…
Non, tous les nécessiteux ne touchent pas le RMI, loin de là. Certaines personnes ne rentrent d’ailleurs dans aucune catégorie et ne touchent rien, aucune aide. Je pense plus particulièrement aux couples modestes dont l’un est en fin de droit et toujours sans travail, et l’autre avec un travail mais un salaire bas tournant autour de 1100 euros net. Pour cette personne en fin de droit, la seule alternative pour toucher le RMI et la CMU afin d’avoir le minimum, est de quitter le lieu de vie commun pour un retour en règle au domicile de ses parents, ou ailleurs. On peut facilement imaginer l’ambiance au sein du couple, pesant le pour et le contre entre la séparation et la misère totale…
Face à cette situation inacceptable, Alternative Libérale propose de maintenir notre système social tout en cassant son monopole. L’objectif est, à terme, de renforcer son efficacité au profit de ceux qui en ont réellement besoin et pour l’ensemble, de bénéficier d’un système de remboursement de soin moins onéreux, plus flexible et par conséquent plus performant. Il va de soi que cette réforme majeure en incite une autre : celle d’envisager de laisser la possibilité à un employeur de verser à ses salariés un salaire complet tout en bénéficiant bien sûr de la même liberté, c’est-à-dire de pouvoir cotiser à d’autres caisses que l’URSSAF par exemple..."
Emmanuel Bastien


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