France, pays du luxe, France pays aux mille et une marques, mais aussi, France, pays où les électeurs s’offrent des spectacles qui coûtent les yeux de la tête pour les présidentielles avec des clowns d’extrême-gauche. A 700.000 € le zouave, il faut déjà avoir les moyens ! Un dialecticien de haut-vol vous démontrerait par Marx+Engel, que justement, c’est parce que la France est le pays de l’accessoire et du superflu, qu’elle est un terroir fertil pour le développement du matérialisme historique. En ce qui me concerne, n’étant pas dialecticien, je préfère la théorie qui dit que c’est la même logique qui veut que l’on prise à la fois les grandes marques et les crypto-marxistes. Suivez mon raisonnement...
Si l’on appelle luxe tout ce à quoi on donne une valeur indépendamment de l’utilité que l’on peut en tirer, on est bien forcé de reconnaître que: a) Une certaine catégorie de Français accorde une valeur d’extrême importance aux marques d’extrême gauche b) Ils sont plus ou moins conscients de l’aspect superflu de cet attachement. En effet, si ces idéologies avaient encore une quelconque efficacité dans le monde tel qu’il va aujourd’hui, ça se saurait, et nous ne serions pas une exception culturelle avec Cuba et la Corée du Nord c) Pour s’y retrouver parmi les marques, il faut être expert, il faut avoir l’oeil, ou être au courant de la toute dernière mode. Je défie quiconque qui n’est pas versé dans les multiples diatribes anti-libérales de nos 5 candidats guignols d’y trouver des différences. A ce niveau, tout est dans la subtilité. Car, à n’en pas douter, il y a des différences, de même que Nike et Addidas, ne produisent pas la même camelote. Mais à la manière des ados qui achètent les fanzines pour se tenir informé sur leurs idoles, les supporters de nos candidats d’extrêmes-gauche, pour s’y retrouver, doivent se tenir au fait des tout derniers concepts afin d'être en mesure de saisir les subtilités. d) Les électeurs de ces candidats doivent se sentir frustrés devant les urnes. Le jour où vous achetez un sac Vuitton, vous regrettez forcément de ne pas avoir acheté un Paquetage; le jour où vous votez Laguiller, vous regrettez de ne pas avoir voté Besancenot.
On déduira de tout cela, que, les marques jouant essentiellement sur l’apparence, elle peuvent facilement faire prendre aux consommateurs des vessies pour des lanternes. C’est ainsi qu’elles se vendent avec le “claim” de “révolutionnaires”. Les acheter, c’est participer à la révolution. Et c’est bien là qu’il y a tromperie sur la marchandise, là, que le chaland se fait prendre dans le miroir aux alouettes. Car, en y regardant de plus prêt, Laguiller, Besancenot, Bové , Schivardi et Buffet, c’est de la révolution en toc. Le crocodile qui se décolle quand on le passe le t-shirt à la machine.... Mais aujourd’hui si on veut acheter la vraie révolution, alors ce sont des marques libérales qu’il faut acheter. Partout dans le monde, ça n’est pas le communisme, ou quelconque autre pensée collectiviste qui initie la révolution, mais, bien au contraire, le libéralisme. Partout, cette doctrine porte ses fruits et démontre par Bastiat + Friedman + Hayek que seules la propriété et la liberté d’entreprendre, sont capables de produire l’enrichissement du plus grand nombre et finissent toujours par profiter à ceux qui n’avaient rien. Dans tous les pays, on voit naître ce désir de liberté et d’épanouissement mutuel. Alors connaissant notre beau pays, les quelques marques libérales qui ont vu le jour dans les caves jusqu’à présent, sont encore trop “hypes” et avant-gardiste pour être référencées par l'élite au pouvoir, mais, à n'en pas douter, viendra un jour où tout le monde voudra se les arracher. Veillons alors à ce moment que les faussaires ne s’en emparent pas trop vite.


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